Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 15:37

timbaland.jpg

 

Pour le premier billet de cette nouvelle rubrique, je voudrais parler d'un artiste qui me tient à cœur. Producteur de génie originaire de Virginie, faiseur de tubes connu et reconnu, célèbre pour le duo qu'il formait avec Missy Elliott, je parle bien sur de Timothy Mosley, plus connu sous le nom de Timbaland.

 

Le but de cet article n'est pas de résumer la carrière de Timbo, quelques clics sur le net suffiront pour ça. Il s'agit plus d'un cri du cœur d'un fan déçu par l'orientation musicale prise après 2007, par celui que l'on surnommait Goldfinger à une époque. Timbaland c'était un peu comme Henry dans ses années Arsenal, un producteur prolifique avec une qualité indéniable et capable de tuer un album à lui tout seul, qui aurait signé au Qatar au lieu de Barcelone. De plus je ne pense pas être le seul à s'être senti floué par les choix musicaux plus que douteux de l'enfant de Virginie.

 

Alors comment en est il arrivé jusque là ? Quel s'est-il passé dans sa tête pour qu'un projet comme Shock Value 2 puisse voir le jour ? La touche Timbaland reconnaissable entre mille n'est même plus présente dans ses nouvelles productions. Avant pas la peine de lire le livret de l'album pour savoir qui était derrière Dirt Off Your Shoulder ou Put You On the Game, ça sautait aux oreilles. Maintenant en écoutant If We Ever Meet Again, je me dis que n'importe quel producteur de pop pourrait refaire la même chose. D'ailleurs la réponse à la première question se trouve peut-être là.

En orientant ses sonorités vers la pop-music, depuis le premier Shock Value, il cherche à séduire de nouveaux auditeurs pas forcément adeptes de Hip-Hop. Force est de constater que pour l'instant la réussite est au rendez-vous.

 

Autre fait, Timbaland s'impose auprès de ses nouveaux adeptes comme un chanteur à part entière, alors que sa réputation dans le Hip-Hop s'est faite avant tout sur son immense talent de producteur plus que sur ses performances vocales loin d'être transcendantes. Il donne l'image d'un mec qui veut montrer au monde qu'en plus de ses talents de compositeur et de sampleur, il peut assurer en chant tout en cartonnant. Mais de la à dénaturer sa musique, ça fait mal. L'homme qui faisait évoluer sa musique tout en gardant cette touche si familière, en s'adaptant à l'univers d'un MC, en étant en avance sur son temps, et en atteignant des sommets grace à son asscociation avec Missy Elliott semble s'être perdu dans ses rêves de starification mondiale. Et ce ne sont pas ses dernières prods sur The Blueprint 3, entre autres, qui me feront changer d'avis.

 

Cependant je refuse de croire que ce changement de direction est définitif, je rêve toujours d'un nouvel album de Missy entièrement produit par Timbo, une galette aussi novatrice et puissante qu'un Miss... E So Addictive. Autre motif d'espérer, le retour en grace de son ex-associé Scott Storch pourrait l'inciter à revenir à des beats plus Hip-Hop, d'autant plus que Scotty est annoncé comme un des architectes de l'album le plus attendu de tous les temps : Detox. De quoi le remotiver ? A voir.

 

Pour finir sur une bonne note, une des prods les plus emblématiques de Timbaland : Indian Flute et son sample toujours aussi envoutant.

 

 


 
Par Abdool - Publié dans : Quoi de neuf ?
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 12:52

l-ecole-des-points-vitaux.jpg

 

Mon histoire avec la Sexion d'Assaut commence à l'été 2008, à l'époque où je trainais sur feu Rap2k.com, avec une vidéo mise en ligne d'un groupe alors inconnu pour moi. Par curiosité je visionne quand même avec l'a priori de voir un énième clip de rap français racailleux et sans saveur. Surprise de constater qu'il s'agissait d'un groupe différent de ce à quoi je m'attendais avec du flow et de la technique. Je décide donc de suivre ce groupe sachant qu'ils allaient poster chaque mois de nouvelles vidéos ou sons. C'est ainsi que je faisais connaissance avec les différents membres du groupe, Lefa et Adama sur "Où sont les kickers", Maitre Gims sur "30%", JR O Chrome, Black M, Adama sur "Ah ouais paraît que j'suis doué" et enfin Moska et Doumans sur "Wati B". Malgré la qualité certaines des morceaux, j'voulais voir ce que ça pouvait donner sur leurs intrus propres et sur des textes à thèmes parce qu'il était clair qu'en freestyle ils assurent.

 

Quelques clips et un street-album plus tard, sort L'école des points vitaux qui fait suite à un buzz qui n'a fait que s'amplifier au fil des mois. J'allais enfin pouvoir juger le groupe sur un long format et voir s'ils allaient confirmer tout le bien que je pense d'eux. Et puis autre question importante, allait-il rendre cet album plus accessible ou garder cet ambiance freestyle punchline ? La réponse se trouve au bout des 16 titres de l'album.

 

L'album commence avec un long morceau d'un peu plus de 7 minutes, un condensé de punchlines où chaque emcee y va de sa "Wati-punch". Ce morceau est dans la continuité de leur précédent travaux, de même que la dédicace à notre secrétaire d'état Nadine Morano sur "Casquette à l'envers" . En fait le début de l'album est fait pour rassurer leur public du début avec cette impression de morceaux un peu freestyle remplis de punchlines mais maitrisé (LP oblige) comme "Mon gars sur" et le titre éponyme "L'école des points vitaux". Et puis c'est là que ça se gate avec un enchainement de titres légers avec un discours facile ("Ils appellent ça" et "Itinéraire d'un chomeur") et les fautes de gouts que sont "La drogue te donne des ailes" et surtout le très dispensable "Tu l'as fait pour elle".

 

La suite de l'album est à peu près du même niveau, "Tel père, tel fils" et "Rien ne t'appartient" se perdent dans leur discours moralisateur maintes et maintes fois entendus. Le nouvel hymne de la jeunesse "Désolé" et son refrain désormais célèbre fait dans la facilité. Néanmoins dans ce brouillard de sons commerciaux on retrouve quelques chansons qui contenteront notre nos oreilles déçues jusque là. Au rang des satisfactions "Panam lèves toi", "Ca chuchote" et les enchainements de story-tellings dans "Changement d'ambiance", et dans un dégré moindre le funky "Wati-By Night" qui fait penser à un "Je danse le mia" version 2010 et le mélancolique "J'ai pas les loves".

 

Pour ce qui est des performances il y a un nom qui ressort : Maître Gims. Un flow au-dessus de la moyenne et une facilité à le changer, des punchlines qui ne laissent pas de marbre malgré quelques errements parfois et une faculté à chanter déconcertante. Il est clairement le leader technique de la Sexion d'Assaut. Derrière lui Black M et Lefa se démarque aussi et pour le reste ce n'est pas clairement mauvais mais ce n'est pas non plus marquant.

 

Au final le crew managé par Dawala et Dry de la Mafia K'1 Fry et comparé à tort au SSC et au Wu-Tang laisse une impression mitigée avec ce premier album. On sent qu'il y a du potentiel dans le groupe mais la direction prise pour cet album ne correspond pas à ce à quoi je m'étais habitué de la Sexion. Le deuxième album confirmera s'il s'agit d'une parenthèse commerciale ou bien le premier volume d'une longue série.

 

 


 
Par Abdool - Publié dans : Chroniques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 22:34

Comme annoncé il y a quelques jours voici une liste non exhaustives de quelques albums/mixtapes sortis ces derniers mois

 

 

Consequence - Movies on Demand

 

movies-on-demand.jpg

 

Quand Consequence décide de nous livrer une mixtape dans l’attente de son second album, on prend forcément ! Intitulé Movies On Demand le rappeur de Chicago nous fait patienter avant la sortie de son album. Au menu, des beats emprunts de soul, un protagoniste en forme, des invités prestigieux, jugez plutôt : Pharaohe Monch, Rick Ross, Q-Tip, Common, Talib Kweli, Kanye West et j’en passe ! Bref l’artiste de l’écurie G.O.O.D Music nous a livré là une très bonne sélection de chanson à consommer quand bon nous semble (principe du VOD vous aurez compris), en plus c’est gratuit que demander de plus…



Rhymefest - El Che

 


 

Voici le second album du rappeur de Chicago, suite du très bon Blue Collar dont le single « Brand New » est toujours dans nos mémoires. Au programme de El Che rien de très révolutionnaire (à ne pas prendre au sens propre cela va de soi) même si les premiers extraits diffusés avant la sortie de l’album sont de bonnes factures (« Give it to me », « Talk My Shit », « Say Wassup »). Au final on se retrouve avec de bons morceaux mais sans plus, rien de très marquant.

 

 

Au menu aussi de ces derniers mois :

 

Clipse - Till The Casket Drops : Freedom

 

Freeway & Jake One - The Stimulus Package : Know What I Mean

 

Marco Polo & Ruste Juxx - The Exxecution : Nobody

 

Taïpan - Je vous aime : Au feu à droite

 

Statik Selektah - The 100 Proof Hangover

Par Abdool - Publié dans : Divers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 23:19

Pour (re)reprendre le blog, je ferai une rétrospective de quelques albums écoutés ces derniers mois, en plus des dernières sorties (Sexion D'Assaut, Drake, entre autres...). Pour commencer cette reprise, voici ma chronique de Wu-Massacre !

 

 


Wu-Massacre (Method Man, Raekwon, Ghostface Killa)

 

wu-massacre.jpg

Un des albums les plus attendus de cette première partie d’année 2010. Après le très bon dernier opus du Chef Raekwon et la suite de son classique Only Built 4 Cuban Linx, la nouvelle d’un album en commun entre Ghost, Mef & Rae avait de quoi nous ravir. Voir rassembler les 3 emcees les plus charismatiques (voire 4 si on compte Inspectah Deck, à titre personnel) du Wu-Tang forcément ça met l’eau à la bouche ! Mais ça oblige aussi à se demander si ça ne restera pas de l’ordre du fantasme. A l’heure où on nous annonce multitude d’albums en communs dont on ne voit jamais le jour, il est normal de s’interroger sur le sérieux de cet info.

Toujours est-il qu’au final ça s’est avéré sérieux, enfin tout du moins dans la concrétisation du projet. Oui la galette est bien là, mais son contenu est-il vraiment à la hauteur ? Mef effacera-t-il ses dernières performances en demi-teintes du moment ? Raekwon va-t-il être dans la continuité du très bon (je me répète) OB4CL 2 ? Ghostface restera-t-il à la hauteur de ses dernières performances ?

Avant de répondre, il faut savoir que ce projet a été fait un peu à la va vite. En témoigne le concours lancé sur internet pour trouver le nom du groupe, concours qui au final n’aura pas été d'une grande utilité, puisque le nom d’origine Wu-Massacre a été conservé. Autre preuve de l’empressement dans la réalisation c’est la durée de cet album : 30 minutes tout rond ! C’est trop court . D’autant plus que sur les 12 morceaux (10 chansons + deux interludes) nos 3 compères ne sont réunis que sur 3 chansons seulement (« Dangerous », « Miranda », « Our Dreams »).

A part ça que vaut vraiment cet album ? Début de réponse avec « Criminology 2.5 » la nouvelle version avec un verse en plus de Method, déjà ça met d’accord. On enchaîne et on continue dans les suites avec « Mef vs Chef 2 », ça reste lourd, le niveau est au rendez-vous pas de doute. A noter que c’est la seule apparition de Raekwon en plus des 3 titres en communs cités plus haut… RZA nous pond une prod qui sample le « We’re almost  there » de feu Michael Jackson sur « Our Dreams » où nos 3 héros nous livrent une très belle performance. « Gunshowers » fait mouche grâce à sa prod énergique et au refrain efficace signé Mr. Meth. A ce stade de la chronique vous vous dites peut-être que cet album est bon au final. Il l’est en effet, aucun doute la dessus. Les titres sont de qualités, les emcees sont en forme Method Man compris. Ghostface est encore une fois un cran au-dessus en témoigne son solo :  « Pimpin Chipp ».
Au niveau des invités c’est du classique avec Streetlife et Solomon Child (« Smooth Sailing remix »), Sun God et Inspectah Deck (« Gunshowers »), Trife (« Youngstown Heist »).

Malgré des titres plaisant on ne peut s’empêcher d’être déçu par cet album. On s’attendait à voir réuni nos 3 membres du Wu, au final cela aurait été le cas sur 3 chansons. Autre motif de déception la longueur de l’album : 30 minutes ! C’est trop peu d’autant que seulement deux chansons dépassent la barre des 3 minutes (« Our Dreams » et Miranda »). Néanmoins on ne va pas bouder son plaisir devant ce projet même si je sais très bien qu’il ne tournera pas longtemps chez moi.

Par Abdool - Publié dans : Chroniques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus